Multiservices 19 novembre 2021

3D : comment penser et piloter une prestation de lutte contre les rongeurs ?

En France, la 3D pour désinfection – désinsectisation – dératisation, est la gestion des organismes vivants qui sont indésirables dans les lieux publics ou privés.

 

Cette activité s’exerce dans les logements individuels et collectifs, dans les lieux publics, tels que les écoles, les hôpitaux, les hôtels, les salles de spectacle, les bureaux ou les usines, notamment tout au long de la filière agroalimentaire.

Elle gère, entre autres, les insectes nuisibles tels que les blattes, les moustiques, les punaises de lit et les termites ou les rongeurs, principalement les rats et les souris. L’activité concerne également l’éloignement et la régulation des pigeons et autres volatiles considérés nuisibles. Elle couvre les spécialités techniques suivantes : la désinsectisation, la dératisation, la désinfection, la démoustication, le dépigeonnage, le traitement anti-termites préventif ou curatif, ainsi que d’autres variantes dans chaque spécialité.

 

3D : une règlementation nouvelle et peu connue

Nul n’est censé ignorer la loi. Dans le cas présent il convient de lire intégralement les notices des produits anticoagulants rodonticides pour savoir qu’il est désormais interdit de les utiliser en appâtage permanent.

La loi prévoit 6 mois de prison et 7 500 € d’amende en cas de non-respect de cette règle encore trop peu connue. La CS3D insiste sur le fait que cette règle n’est pas réservée aux seuls professionnels de la 3D. Une entreprise de propreté qui déposerait des appâts, un restaurateur, une collectivité, voire un particulier, peuvent être poursuivis. « Le risque n’est pas virtuel… le client d’un hôtel, un parent dans une école ou une crèche, un copropriétaire pourront très bien se retourner contre la personne ou l’entreprise qui a laissé en place ces produits biocides… » note un professionnel du secteur.

Les rongeurs sont probablement les nuisibles les plus craints dans des immeubles de bureaux. Avec leurs dents, ils s’attaquent volontiers aux câbles électriques. Ils risquent de provoquer des incendies par court-circuit et de mettre les serveurs informatiques hors d’usage.

 

De nombreux facteurs peuvent augmenter le risque d’exposition d’un bureau à un problème de nuisibles :

  • Son emplacement (ville, urbain, zone industrielle, rurale…)
  • L’âge, la construction et l’état du bâtiment
  • La taille et la disposition des bureaux
  • La nature des biens stockés dans ou près des bureaux
  • La présence ou non de nourriture sur le site

C’est pourquoi une étude précise doit être réalisée dans les bureaux, pour évaluer le niveau de risque et définir un service de prévention pour éviter le plus possible les problématiques de nuisibles.

En effet, « beaucoup de facteurs entrent en ligne de compte, nous explique Antoine Faller, Responsable méthode et performance pour GSF Trévise, car les problèmes d’infestation dépendent de plusieurs facteurs : Y-a-t-il un restaurant sur le site ? Se trouve-t-il en zone urbaine ? Le site est-il hermétique ? Quel est le comportement des occupants ?  Il est donc incohérent de standardiser entièrement le chiffrage d’un site. Nous pouvons l’envisager pour le petit correctif et le préventif mais le correctif ne peut pas l’être. Trop de facteurs différents peuvent intervenir lors d’une infestation » 

En effet, le comportement des occupants et la sensibilisation de ces derniers sont également primordiaux. Ceci afin d’éviter toute concurrence alimentaire (présence de nourriture dans les bureaux par exemple) car elle entraîne :

 

– Une inefficacité des pièges 

=> les rongeurs seront plus attirés par la nourriture disponible et n’auront plus faim. Ils ne seront plus attirés par les appâts

 

– La présence de souris dans les endroits avec de l’activité humaine

=> Plutôt que favoriser les locaux techniques, ils seront attirés par les bureaux où il y a de la nourriture

 

– Une reproduction massive des rongeurs

=> Plus il y a de nourriture disponible, plus les rongeurs se reproduisent

  • Mettre les déchets alimentaires dans les poubelles permet leur retrait plus rapide par les équipes de propreté

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