Multiservices 20 septembre 2021

Déchets : réussir son implantation de tri à la source dans le tertiaire

Les entreprises françaises génèrent chaque année 10 fois plus de déchets que les ménages. Au total, on recense 315 millions de tonnes, dont 22 millions pour le secteur tertiaire. Devant l’urgence environnementale, mettre en place le tri au bureau devient un devoir.

 

Que dit le contexte réglementaire ?

 

Le décret n° 2016-288, publié le 10 mars 2016, est l’un des décrets d’application de la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte. Il est couramment appelé décret « 5 flux », en référence à la principale nouveauté règlementaire qu’il a apportée : l’obligation pour les producteurs et détenteurs de déchets (entreprises, commerces, administrations…) de trier à la source 5 flux de déchets :

  • Papiers et cartons
  • Métal
  • Plastique
  • Verre
  • Bois

Cette obligation est entrée en vigueur le 1er juillet 2016

 

Les échéances du tri à la source pour les entreprises :

 

  • Depuis le 1er juillet 2016, sur chacune de leurs implantations regroupant plus de 100 personnes
  • Au 1er janvier 2017, sur chacune de leurs implantations regroupant plus de 50 personnes
  • À partir du 1er janvier 2018, sur chacune de leurs implantations regroupant plus de 20 personnes

 

Le tri à la source et la collecte séparée de ces déchets ont pour but de favoriser leur recyclage et leur réutilisation en favorisant le développement d’une économie circulaire.

 

Les enjeux pour les directeurs des environnements de travail

 

  • Mettre à disposition de leurs utilisateurs une solution de tri simple, performante, esthétique et harmonieuse dans votre environnement de travail
  • Susciter l’adhésion de tous afin que trier devienne un réflexe
  • Optimiser la qualité de votre tri et augmenter la part valorisable de vos déchets
  • S’adapter à vos modes de fonctionnement et à nos modes de captage
  • Etre conforme à la règlementation
  • Réduire les coûts d’exploitation et de valorisation des déchets à toutes les étapes du cycle de vie du déchet
  • Maîtriser la production de déchets

 

« Le meilleur déchet est celui que l’on ne produit pas »

 

Grâce à la prévention, il est possible de réduire ses déchets, d’éviter l’utilisation de produits dangereux et de diminuer leur nocivité.

 

S’il n’existe pas de réglementation sur le volume total de déchets générés (il existe par ailleurs des interdictions pour certains types de produits en plastique comme les pailles ou les gobelets), la réduction de ceux-ci est un incontournable d’une bonne gestion des déchets.

C’est le meilleur moyen de réduire son impact sur l’environnement, même si on recycle. Et cela permettra d’engager toute politique d’amélioration de la gestion des déchets.

 

« Le mode de réflexion pertinent pour analyser les comportements de tri n’est pas le système rationnel mais une approche comportementale » explique Antoine Faller, Responsable méthode et performance pour GSF Trévise, filiale parisienne du Groupe GSF.

 

Le biais social est important sur l’apport collectif

 

Dans un premier temps, le regard du groupe et la copie du comportement majoritaire sont deux leviers prépondérants pour déclencher le bon comportement. Ensuite, le biais de facilitation est un levier important. La poubelle de bureau est vue comme un confort par les occupants. Enfin, l’effort perçu par une solution d’apport collectif est plus important que l’effort réel.

 

En effet, la production de déchets au bureau est faible (hors déchets papier) et avec un placement de l’apport collectif pertinent, l’apport du déchet ne crée pas de déplacement supplémentaire pour l’occupant.

 

Et puis… Il existe de nombreuses raisons de mettre en place une communication pour sensibiliser au tri des déchets en entreprise ! 

 

·      Protéger l’environnement

·      Mobiliser ses salariés (les engager dans cette démarche)

·      Favoriser le recyclage

·      Faire des économies

·      Participer à la création d’emploi

 

« Une implantation pensée via une approche comportementale et une conduite du changement ambitieuse, avec un volet communication important, sont les clés afin que le projet soit une réussite » conclut Antoine Faller. D’où l’importance d’analyser le site et les déchets produits avant de démarrer le projet !

 

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