Diana Castillo, de Braga à Nice : l’ascension d’une femme de terrain
Quand elle débarque à Paris en 2010, Diana Castillo ne parle pas un mot de français. Venue du Portugal pour “deux mois de travail”, elle ne se doute pas encore que cette expérience temporaire marque le début d’une aventure professionnelle de quinze ans au sein du groupe GSF. Aujourd’hui, elle est cheffe d’établissement Nice Aéroport, à la tête de plusieurs dizaines de collaborateurs. Entre détermination, curiosité et fidélité, son parcours illustre à merveille l’esprit de promotion interne cher à GSF.
« En fait, je suis entrée un peu par hasard chez GSF Trévise, à Paris, raconte-t-elle avec le sourire. Je ne parlais pas la langue française, j’avais fait des études d’auxiliaire de vie… Je venais en France juste pour gagner un peu d’argent ». Son premier poste d’agent de service ne devait durer que quelques semaines. Mais très vite, sa motivation et son sérieux attirent l’attention. « Je me souviens très bien de Diana, se remémore un ancien directeur d’établissement de GSF Trévise. À son arrivée, je l’ai testée en la mettant sur un poste de permanence dans un siège social où j’avais beaucoup de mal à fidéliser des collaborateurs. Il s’agissait de nettoyer 140 blocs sanitaires tout au long de la journée. Alors je lui avais dit : si vous réussissez, je vous embauche en CDI. Elle a pleinement rempli sa mission ». Au bout d’un an, il lui confie la responsabilité d’une équipe aux Éditions Larousse.
Un pari audacieux
« Je ne parlais pas encore bien français, mais il m’a fait confiance. C’est lui qui m’a vraiment mise sur la voie en me nommant cheffe d’équipe », confie Diana. C’est aussi lui qui promeut la jeune femme responsable d’exploitation du Campus Evergreen du Crédit Agricole à Montrouge en 2016, l’un des plus gros sites de l’établissement. « Elle avait un très bon relationnel avec les clients, je lui faisais vraiment confiance, confie-t-il. Et j’ai eu raison de parier sur Diana ! Elle a fait un travail de titan, j’ai rarement vu dans ma carrière une collaboratrice qui restructure les chantiers de manière aussi spectaculaire. »
Grandir par l’effort et les rencontres
Diana apprend sur le tas. Dans le métro, elle lit des livres qu’on lui offre « je ne comprenais pas tout, mais j’essayais », et sur le terrain, elle multiplie les échanges avec collègues, clients et managers. « Les clients aussi m’ont aidée à grandir. Par exemple, notre cliente chez Larousse voyait ma force, ma motivation et mon envie de travailler. Je venais plus tôt le matin, avant ma prise de poste, et elle passait du temps avec moi. Nous buvions un café ensemble, nous discutions énormément, se souvient Diana. Mon client Covea également. À ce moment-là, j’étais cheffe de site et il m’accompagnait quand il fallait faire des tableaux, des rapports. Toutes ces personnes ont contribué à me faire grandir. » Et bien sûr ses managers, Patrice Gonzalez, Stéphane Quaranta ou encore Sébastien Martinez qui ont, tour à tour, accompagné son ascension. « Chez GSF, j’ai eu la chance de croiser des personnes qui m’ont fait confiance, formée, fait grandir. Mais tout cela s’est aussi construit avec beaucoup d’investissement. Pour moi, c’est toujours du donnant-donnant. »
De Paris à Nice : un nouveau départ
Après onze années à Paris, Diana ressent le besoin de changement. Une discussion nocturne avec Patrice Gonzalez, à l’époque directeur régional adjoint de GSF Jupiter, devant un chantier Leroy Merlin, scelle son avenir : « Il m’a demandé si je voulais venir dans le Sud. Trois semaines plus tard, j’envoyais mon CV ! »
En 2022, elle rejoint GSF Jupiter, à l’établissement Nice Arenas. Deux ans plus tard, en septembre 2024, elle devient cheffe d’établissement de Nice Aéroport. « C’est un poste exigeant, mais passionnant. J’aime l’autonomie, la rigueur, la fidélisation, la relation avec les clients et les équipes. Et surtout, j’aime transmettre », souligne-t-elle. Diana met un point d’honneur à faire évoluer les talents autour d’elle. « C’est la plus belle des reconnaissances : voir quelqu’un progresser, comme on m’a fait progresser moi. » Elle évoque avec fierté les deux collaboratrices qu’elle a vues passer d’agents de service à responsables d’exploitation. Et plus récemment, Héléna, promue cheffe d’équipe à l’aéroport de Nice. « Elle ne parlait pas beaucoup, mais j’ai vu son potentiel. Aujourd’hui, la voir s’épanouir, c’est une vraie fierté ».
Entre exigence et équilibre
Désormais maman d’un jeune enfant, Diana assume sans détour la difficulté de concilier vie professionnelle et vie personnelle. « On court partout, c’est sûr. Mais je m’efforce de préserver des moments de qualité avec ma famille. Cet équilibre, c’est ce qui me donne de la force. » Et quand on lui demande si elle se verrait ailleurs que chez GSF : « Honnêtement, non. C’est une très belle entreprise. Quand on s’investit, on peut évoluer, apprendre, et trouver sa place… C’est aussi pour ça que je suis restée, même s’il y a eu des moments de doute, confie-t-elle. Passer REX, c’était un très gros challenge ! Mais je me suis accrochée et j’ai su m’entourer de bons chefs d’équipes et de sites qui sont devenus des amis aujourd’hui. Et lorsque je suis passée cheffe d’établissement, l’argumentaire a aussi été un gros challenge ». Aujourd’hui, Diana retourne souvent à Braga, auprès de sa famille. « C’est important de ne jamais oublier d’où l’on vient. On peut évoluer, avoir des responsabilités, mais il faut garder les pieds sur terre. » Un principe qui résume bien son parcours : l’humilité du départ, la rigueur de l’effort et la fierté de la transmission.
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